Concert – La musique plus forte que la haine

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Jacques Schwarz-Bart

« Retourne immédiatement à Paris et supplie ton sénateur de te reprendre ! the Art of Dreaming  Jacques Schwarz-Bart  studio de Meudon septembre 2011Tu n’as aucune chance de faire quoi que ce soit sur la scène de la musique en commençant à ton âge. Ca ne s’est jamais vu et ça n’arrivera jamais.

 » On ne peut pas dire que les encouragements des camarades de la Berklee School of Boston aient fusé lorsque Jacques Schwarz-Bart y entra à l’âge de 27 ans !

Natif des Abymes, en Guadeloupe, fils de deux écrivains célèbres, son père André Schwarz-Bart, prix Gongourt 1959, sa mère, Simone, guadeloupéenne avec à son actif quelques chefsd’œuvre de la littérature caraïbéenne comme « Pluie et vent sur Télumée Miracle« .

Bachelier à 16 ans, étudiant à Sciences-Po, tout le destinait à la haute administration.
Lecteur avide de Carlos Castaneda (1925-1998 ; anthropologue américano-péruvien, ndlr) qui célébrait les sorciers toltèques enseignant à rester éveillé en rêve, Jacques retient une leçon de vie : faire de chaque jour un événement spécial, parce que cela peut être votre dernier jour.

C’est la mystique qui l’a amené à la musique. La mystique africaine qu’il découvre à l’âge de 4 ans à travers le tambour gwoka, ainsi que les lewoz, ces espèces de cérémonies qui se déroulaient dans la noirceur absolue des campagnes sans électricité de la Guadeloupe. Des chants et des rythmes qui représentent clairement des appels spirituels. Cette espèce de passion pour l’inconnu reste une motivation dans sa démarche artistique. Pour lui, toutes les grandes musiques sont d’inspiration mystique.

Cet appel à la recherche des identités perdues au travers de la musique se fait de plus en plus pressant, Jacques abandonne sa carrière déjà bien écrite et à 24 ans se lance à corps perdu à la découverte du saxophone avec passage obligé à la Berklee School of Boston et un travail acharné. Au bout du long chemin, c’est la reconnaissance d’artistes prestigieux. On le découvre auprès du trompettiste Roy Hargrove pour son projet RH factor, les chanteurs D’Angelo et Me’shell Ndegeocell ou le batteur Ari Hoenig.

Se définissant avant tout comme un jazzman et gorgé de multiples influences venant d’Afrique, des Antilles, de la soul, du (Universal) avec Lionel Loueke (guitare), les chanteurs Jacob Desvarieux, Admiral T et la diva néo-soul Stephanie McKay publié en septembre 2006 et encensé par la critique. Son auteur est dès lors placé au rang des meilleurs saxophonistes contemporains.

A l’automne 2008, « Abyss » (Universal) est dédié à ses parents.De ce troisième album plus intime auquel collaborent Reggie Washington, John Scofield, Guy Konquete et Elisabeth Kontomanou, s’échappe toute la poésie et le lyrisme du saxophoniste.
Deux ans plus tard, « Rise Above » (Dreyfus Jazz) explore la fusion entre le jazz-ka et le groove funk de sa compagne Stephanie McKay, avec la complicité amicale de Me’shell Ndegeocello sur « Home« .
Il revient à la magie du quartet jazz en 2012 avec « The Art of Dreaming » (Naïve) qui réuni la crème des musiciens européens, le pianiste Baptiste Trotignon, le contrebassiste Thomas Bramerie et le batteur Hans Van Oosterhout Quatre têtes pour un seul et même songe vers l’hyperperception de la musique.
Aujourd’hui, Brother Jacques (comme on l’appelle à Spanish Harlem) fait partie des saxophonistes majeurs et des plus innovants. Pour son nouveau projet, il accoste les côtes Haïtiennes et approfondit sa relation avec les musiques rituelles et le Vaudou Haïtien. « Jazz Racine Haïti » fédère les énergies de deux prêtes vaudous, le chanteur Erol Josué et le percussionniste Gaston Bonga et les talents de musiciens de jazz de la scène actuelle, Etienne Charles, Reggie Washington,
Grégory Privat et Arnaud Dolmen. Tout en restant ancrée dans les bases du jazz, la musique s’y nourrit de la puissante spiritualité de la musique vaudou.

Bio réalisée à partir d’articles de Télérama, CultureBox et Music-Story

http://www.brotherjacques.com

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